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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 02:36

La résistance antibiotique

L'un des concepts biologiques que les évolutionnistes tentent de présenter comme preuve de leur théorie est la résistance des bactéries aux antibiotiques. Plusieurs sources évolutionnistes présentent la résistance antibiotique comme "un exemple du développement des vivants par mutations avantageuses". Les antibiotiques sont des "molécules tueuses" produites par des micro-organismes pour combattre d'autres micro-organismes. Le premier antibiotique était la pénicilline, découverte par Alexander Fleming en 1928. Fleming s'était rendu compte que la moisissure produisait une molécule capable de tuer la bactérie staphylocoque. Cette découverte a été un événement majeur dans le monde médical. Les antibiotiques issus des microorganismes étaient utilisés contre les bactéries et les résultats étaient très positifs. Peu de temps après, on découvrit que les bactéries développent une immunité contre les antibiotiques avec le temps. Le mécanisme fonctionne de la manière suivante : une proportion importante des bactéries qui sont exposées aux antibiotiques meurt, alors que les autres qui ne sont pas affectées par cet antibiotique, se reproduisent rapidement et forment très vite toute une population. Ainsi, toute la population devient immunisée contre les antibiotiques. Les évolutionnistes tentent de présenter cela comme "l'évolution de la bactérie par l'adaptation aux conditions". La vérité est, toutefois, très différente de cette interprétation superficielle. Le biophysicien israélien, Lee Spetner, également connu pour son ouvrage paru en 1997, Not By Chance, a effectué des recherches poussées sur la question. Spetner affirme que l'immunité de la bactérie résulte de deux mécanismes différents, sans qu'aucun d'eux ne constitue pour autant une preuve de la théorie de l'évolution. Ces mécanismes sont :
1- Le transfert des gènes résistants déjà présents dans les bactéries.
2- Le développement d'une résistance suite à la perte de données génétiques à cause de la mutation.

 
Dans un article paru en 2001, le professeur Spetner explique le premier mécanisme : "Certains micro-organismes possèdent des gènes qui fournissent une résistance à ces antibiotiques. Celle-ci peut prendre la forme d'une dégradation de la molécule antibiotique ou son éjection en dehors de la cellule… Les organismes qui sont dotés de ces gènes peuvent les transférer aux autres bactéries, rendant celles-ci résistantes également. Même si les mécanismes de résistance sont spécifiques à un antibiotique particulier, la majorité des bactéries pathogènes a… réussi à accumuler plusieurs ensembles de gènes qui lui offrent une résistance à une variété d'antiobiotiques."

 

Spetner poursuit en affirmant que cela "ne prouve pas l'évolution" :"Le développement de la résistance antibiotique de cette manière… n'est pas du genre qui peut servir de prototype aux mutations nécessaires pour expliquer l'évolution. Les changements génétiques qui peuvent illustrer la théorie doivent ajouter des informations non seulement au génome des bactéries, mais également à l'ordre biologique. Le transfert horizontal des gènes ne s'opère que sur les gènes qui existent déjà dans certaines espèces."
Par conséquent, nous ne pouvons pas parler d'évolution dans ce cas. Car, il n'y a pas production de nouvelles informations génétiques : l'information génétique déjà existante est tout simplement transférée entre les bactéries.

La deuxième sorte d'immunité, celle qui résulte d'une mutation, n'est pas un exemple de l'évolution non plus. Spetner écrit à ce propos : "Un micro-organisme peut parfois développer une résistance à un antibiotique à travers une substitution aléatoire d'un seul nucléotide… La streptomycine, découverte par Selman Waksman et Albert Schatz et présentée pour la première fois en 1944, est un antibiotique contre lequel la bactérie peut développer une résistance de cette manière. Cependant, même si la mutation qu'ils subissent au cours du processus est bénéfique aux micro-organismes en la présence de la streptomycine, elle ne peut pas servir de prototype pour le genre de mutations nécessaires à la théorie néo-darwinienne. Le genre de mutation qui offre la résistance à la streptomycine est manifeste dans le ribosome et entraîne des dégâts dans son harmonie moléculaire avec la molécule antibiotique. Ce changement au niveau de la surface du ribosome du micro-organisme empêche la molécule streptomycine d'adhérer et remplir sa fonction antibiotique. Il apparaît que cette dégradation est une perte de spécificité et par conséquent une perte d'informations. L'évolution ne peut s'accomplir par des mutations de cette sorte, quel que soit leur nombre. L'évolution ne peut se faire par l'accumulation de mutations qui ne font que dégrader la spécificité."

Pour résumer, une mutation qui affecte le ribosome de la bactérie rend celle-ci résistante à la streptomycine. La raison en est la "décomposition" du ribosome par mutation. Aucune information génétique n'est ajoutée à la bactérie. Au contraire, la structure du ribosome est décomposée ; la bactérie devient "handicapée". (De plus, il a été prouvé que le ribosome de la bactérie qui a subi la mutation est moins fonctionnel que celui d'une bactérie normale.) Puisque cet "handicap" empêche l'antibiotique d'adhérer au ribosome, "la résistance antibiotique" se développe. Enfin, il n'existe aucun exemple de mutation qui "développe l'information génétique". Une situation similaire s'applique à l'immunité que les insectes développent au DDT et aux insecticides similaires. Dans la majorité des cas, les gènes de l'immunité, qui existent déjà sont utilisés. Le biologiste évolutionniste, Fransisco Ayala, reconnaît ce fait lorsqu'il déclare : "Les variantes génétiques nécessaires à la résistance à la majorité des pesticides étaient apparemment présentes dans chaque population exposée à ces composants fabriqués par l'homme". D'autres exemples expliqués par la mutation, à l'instar de la mutation du ribosome mentionnée précédemment, sont des phénomènes qui causent "un déficit dans l'information génétique" chez les insectes. Dans ce cas, on ne peut pas prétendre que les mécanismes de l'immunité chez les bactéries et les insectes constituent une preuve justifiant la théorie de l'évolution. Car la théorie de l'évolution est basée sur l'affirmation que les vivants se développent à travers les mutations. Toutefois, Spetner explique que ni l'immunité antibiotique ni un quelconque phénomène biologique ne peuvent servir d'exemple à la mutation :"Les mutations nécessaires à la macro-évolution n'ont jamais été observées. Aucune mutation aléatoire, observée au niveau moléculaire, susceptible de représenter les mutations exigées par la théorie néo-darwinienne n'a jamais ajouté la moindre information.

 


Source: http://www.mensongedelevolution.com/index.php

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Publié par Les vérités scientifiques dans le Coran - dans Réfutation de la théorie de l'évolution
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Jean-Luc Lys 21/10/2016 00:28

Ce qui est écrit dans cet article est en gros exact bien que parfois mal formulé comme : "toute la population de bactéries devient immunisée contre les antibiotiques". Dans la résistance acquise aux antibiotiques, l'immunité n'a rien à faire car c'est un mécanisme de défense des organismes supérieurs qui fait intervenir des anticorps.
Les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques, il est vrai, par sélection d'une population résistante, ou acquisition d'un ou plusieurs gènes de résistance portés par des plasmides, petits morceaux d'ADN qui passent d'une bactérie à une autre, y compris entre des espèces différentes.
On n'a pas encore pu voir se développer une résistance aux antibiotiques par une "mutation bénéfique" celle-là même qui est mise en œuvre dans l'évolution tout simplement parce que les antibiotiques ne sont utilisés en médecine que depuis de 100 ans, temps trop court pour voir l'évolution en marche.
Ce qui rend l'évolution difficile à appréhender, c'est la profondeur du temps, inaccessible à notre cerveau d'êtres humains fait pour comprendre des durées de quelques années, quelques dizaines d'années au plus.
La résistance des bactéries aux antibiotiques ne peut effectivement pas servir de preuve à l'évolution, mais ne prouve pas qu'elle n'existe pas non plus.
Pardon de ce discours discordant avec le ton général de ce site qui réfute la théorie de l'évolution, mais, c'est le principe du commentaire et de la discussion.