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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 12:21
Témoignage bouleversant d'une femme française musulmane voilée

Saima Ashraf, Franco-Britannique de 39 ans, fait partie des femmes musulmanes ayant témoigné dans un article du "New York Times" qui a fait grand bruit. Elle revient sur sa vision de la France, sa vie à Londres... Interview.

 

Saima Ashraf, 39 ans, est française et maire adjointe du borough (arrondissement) de Barking & Dagenham à Londres. Elle fait partie des femmes musulmanes qui ont témoigné dans l’article du "New York Times", "Regards changés et langues déliées", paru le 2 septembre dans la foulée du débat français sur le burkini. Trois jours plus tard, Manuel Valls réagissait dans une tribune au vitriol publiée sur le site du Huffington Post, intitulée "En France, les femmes sont libres". Des "commentaires très provocateurs", selon Saima Ashraf. Interview d'une Française expatriée "pas très optimiste" pour la France.

Saima Ashraf, vous êtes aujourd'hui maire adjointe d'un "arrondissement" de Londres. Pouviez-vous imaginer, il y a vingt ans, que vous occuperiez un jour une telle fonction ?

Pas du tout. J’ai grandi en France, j’y ai fait toute ma scolarité jusqu’à l’âge de 18 ans puis je suis partie vivre à l’étranger pendant six ans. Quand je suis revenue à la fin des années 1990, je me suis rendue compte qu’il était impossible pour moi de trouver un travail tout en portant le foulard. Par un concours de circonstances, j’ai déménagé en Angleterre. Ici, je n’étais évidemment pas la seule à porter le foulard. J’étais perçue comme tout le monde. Cela n’avait rien de choquant, cela ne posait de problème à personne.

Comment êtes-vous arrivée en politique ?

J’ai eu des problèmes personnels qui m’ont conduit à rencontrer la députée de ma circonscription, qui m’a prise sous son aile. Considérant que j’étais une personne très engagée et ouverte d’esprit, elle m’a demandé de me présenter aux élections municipales. J’ai accepté, notamment car l’extrême droite dirigeait à l’époque la municipalité. Je me suis engagée au parti travailliste et j’ai pris part aux activités du parti localement. J’ai été élue conseillère municipale en 2010. Toute ma famille est venue de France pour l’occasion et m’a aidé pendant la campagne. J’ai été réélue en 2014 et le maire m’a demandé d’être son adjoint au logement. Aujourd’hui je m’occupe des questions liées aux communautés et à l’engagement social.

Vous avez récemment été citée dans un article du "New York Times" qui a fait couler beaucoup d’encre. Vous dites que vous n’auriez jamais pu réussir ce que vous avez réussi au Royaume-Uni si vous étiez restée en France. Qu’est-ce qui vous amène à penser cela ?

Je poserais cette question à tous les Français : regardez autour de vous, allez au supermarché, à l’école, à la mairie, à l’université, est-ce que vous voyez une femme voilée qui travaille ? Est-ce que vous voyez des femmes voilées qui sont institutrice, médecin ou même caissière ? Ma fille fait des études pour être ambulancière et elle porte le foulard. Est-ce que cela dérange quelqu’un ? Non. Et elle va sauver des vies ! Ma nièce, qui vit en France, est institutrice, mais avant d’arriver au travail, elle doit enlever le foulard. Pourquoi le fait de porter un foulard devrait être un problème, une barrière pour réussir ?

Avez-vous, vous-même, décidé de porter le foulard ?

 

Oui c’était mon choix. De même pour mes filles : je ne leur ai jamais rien demandé. Mais sans doute m’ont-elles toujours vu le porter et surtout, elles évoluent dans un entourage qui leur permet de se sentir libre de le faire.

Certains y voient le symbole d’une domination masculine. Que leur répondez-vous?

Je réponds que si je porte le foulard, c’est parce que dans le Coran, il nous est demandé d’être modeste. Mais c’est assez rare qu’on me demande ici pourquoi je porte le voile...

Mais pensez-vous que le port du voile est un choix pour toutes les musulmanes qui le portent ?

Malheureusement non. Ça devrait être un choix pour toutes. On revient au problème d’interprétation de l’islam. Pourquoi forcerait-on quelqu’un à porter le voile ? Le rôle de mon père était de nous donner une éducation. Si on décide ou non de porter le voile, c’est notre problème. C’est entre soi et Dieu. C’est ça, la liberté d'avoir ce choix.

En France, concrètement, la politique est un secteur inaccessible pour une jeune femme musulmane, qui plus est voilée ?

Evidemment ! Si on ne peut même pas travailler dans un magasin alors qu’on est voilée, comment voulez-vous prétendre à des fonctions politiques ? J’entends Manuel Valls qui parle de Marianne au sein nu. Marianne représente les femmes libres, c’est une femme battante. Je m’identifie à elle en tant que femme. Quand je suis arrivée en Angleterre, je ne parlais pas un mot d’anglais. Pendant un an, je communiquais par signes. Onze ans plus tard, je dirige la ville. C’était une réelle opportunité pour moi de venir vivre ici.

Manuel Valls a répondu de manière virulente à l'article du "New York Times". Que lui répondez-vous désormais ?

Je lui demanderais de s’éduquer un peu plus sur la religion mais aussi de ne pas créer de division. Etre le Premier ministre d’un pays, c’est quelque chose de formidable. Je n’ai rien contre lui personnellement, mais malheureusement ses commentaires sont très provocateurs.

Il dit dans sa tribune que les femmes sont libres en France. Vous ne vous sentez pas libre quand vous retournez en France ?

Non. Je suis allée cet été en France avec mes trois filles. Elles ont refusé d’aller à la plage. Nous ne portons pourtant pas le burkini mais elles ont eu peur. Quand nous nous baignons, nous portons un legging et un t-shirt.

Le burkini est-il une "provocation", comme le dit Manuel Valls ?

Une provocation de quoi ? Si on met un burkini, on se couvre un petit peu trop, c’est ça ? Dans toutes les religions, les choses ont évolué, et Monsieur Valls devrait peut-être s’intéresser aux livres d’histoire : des chrétiennes portaient le voile autrefois. Il faut donner le temps aux gens, il faut les aider à évoluer et non les forcer. C’est cela le problème en France aujourd’hui. On n’a pas laissé les gens s’intégrer, on les a forcés à être assimilés.

Que vous ont inspiré les images de cette femme entourée de quatre policiers sur la plage de Nice ?

 

J’en ai pleuré. Cette pauvre femme était assise, elle regardait ses enfants, elle profitait du soleil, de la plage. Le matin en se levant elle n’a pas dû imaginer que tout cela pourrait lui arriver. Comment a-t-elle dû se sentir le soir en rentrant chez elle ? Ça va la marquer pour le reste de sa vie.

Le Premier ministre dit en particulier que les femmes interrogées dans cet article, dont vous faites partie, ne représentent pas "l’immense majorité des femmes musulmanes qui ne se reconnaissent pas dans une vision ultra-rigoriste de l’Islam". Pensez-vous représenter une minorité qui a une vision "ultra-rigoriste de l’Islam" ?

Pas du tout. J’ai mis l’article du "New York Times" sur ma page Facebook. En l’espace de deux heures, plus de 3.000 personnes l’ont vu. Beaucoup de femmes se sont reconnues dans cet article. J’invite Monsieur Valls à rencontrer des musulmans et avoir une discussion informelle avec eux. Je le dis aux politiques en France : sortez dans la rue et discutez avec les gens normaux, la vraie France. Les femmes françaises qui ont témoigné ne représentent pas une minorité, elles représentent la France.

Peut-il y avoir des conflits aujourd’hui entre ce que prône l’islam et ce que défend l’Etat français, les valeurs de la République, dont notamment la laïcité ?

Il y a un travail à faire des deux côtés. Et c’est le cas aussi au Royaume-Uni. Exemple : récemment, j’ai rencontré un élu de ma ville d’origine en France. Il est très investi sur les questions d’intégration et il a organisé un pique-nique dans un parc. A la fin, certains ne voulaient pas faire la vaisselle, car d’autres avaient bu du vin. Ce n’est pas normal. C’est un problème d’intégration sur lequel il faut travailler. Mais les politiques français sont en train de mettre des blocages partout, au lieu de trouver des solutions pour traiter le problème à la racine.

La question de la laïcité et de l’identité est déjà au cœur de la campagne pour l’élection présidentielle. Cela vous inquiète ?

C’est inquiétant. J’entends Nicolas Sarkozy qui veut interdire le voile à l’université : le risque est non seulement qu’on empêche des Françaises d’être éduquées mais aussi qu’on repousse des étudiantes venues de l’étranger. D’ailleurs, en ce qui concerne les femmes aisées venues de pays du Golfe, on est d’accord pour qu’elles viennent dépenser leur argent dans les magasins parisiens. Ça veut donc dire que si vous avez de l’argent, ça va. Tout est cela est un peu hypocrite.

[...]

Etes-vous optimiste sur l’avenir de la France ? Pensez-vous que vous pourriez retourner y vivre un jour ?

Pour l’instant, non. Mais j’aime la France. J’ai besoin d’y aller, c’est comme une recharge pour moi, et pas seulement car ma famille s’y trouve. Même ici je cherche les Français ! Je fais partie d’une communauté qui est française. Cela dit, aujourd'hui, en France, je ne me sentirais pas à l'aise. A Londres, je suis gâtée : ici, je ressens l’égalité, la vraie, et la liberté.

 

 

Propos recueillis par Philip Kyle, à Londres

Source : http://internet.nouvelobs.com/societe/20160911.OBS7823/saima-ashraf-la-femme-voilee-du-new-york-times-repond-a-manuel-valls.html

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 15:22

Souvent on entend dans les médias, les trois grandes religions...Or c'est totalement faux, il n'y a qu'une seule religion et un Dieu Unique qui ne se devise pas. Jésus (paix sur lui) n'est venu que pour rappeler les gens au chemin d'Allah.

"Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu'il a écrit de moi

Jean 5:46

"Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ?"

 Jean 5:47

 

Le mot « Islam » signifie « soumission à la volonté de Dieu ». Bien qu’elle soit généralement désignée comme étant « la troisième des trois religions monothéistes », il ne s’agit en aucun cas d’une nouvelle religion. Elle est en fait la religion que tous les prophètes de Dieu ont amenée à l’humanité.

 

L’Islam était la religion d’Adam, d’Abraham, de Moïse et de Jésus. Dieu aborde ce point dans la révélation finale en ce qui concerne le Prophète Abraham, en disant :

« Abraham n’était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Dieu (musulman). Et il n’était point du nombre des associateurs. » [Quran, 3:67]

Étant donné qu’il n’y a qu’un Seul Dieu, et que l’humanité n’est qu’une seule et même espèce, la religion que Dieu a décrétée pour les êtres humains est une. Il n’a pas prescrit une religion pour les juifs, une autre pour les Indiens, ou encore une autre pour les Européens, etc. Les besoins spirituels et sociaux de l’homme sont uniformes, et la nature humaine n’a pas changé depuis le temps où le premier homme et la première femme ont été créés.

 

Dites : “Nous croyons en Allah et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on n'a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis” (Coran 2:136)

 

Une excellente vidéo qui illustre l'Unicité de Dieu :

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 16:22

Estimant que le Coran est souvent accusé de prôner la violence dans le contexte actuel, un ingénieur américain a décidé de comparer le texte saint des musulmans avec ceux de la religion catholique. Une étude qui a ses limites mais qui pose de vraies questions.

 

Inquiet d'une montée de l'islamophobie dans son pays, Tom H.C Anderson, un ingénieur américain, a décidé de mettre ses connaissances technologiques pour répondre à une question toute bête : le Coran prône-t-il davantage la violence que d'autres textes saints, a-t-il un discours plus belliqueux que ses homologues judéo-chrétiens ?

 

Un logiciel d’analyse comparative de textes

 

Pour répondre à cette question, Tom H.C Anderson a utilisé un logiciel d'analyse, OdinText , qui scanne l'ensemble de ces ouvrages en quelques minutes et qui établit ensuite des statistiques à partir de l'emploi de différents mots.

 

Moins de violence mais moins d’amour dans le Coran

 

En comparant donc le Coran, l'Ancien et le Nouveau Testament, Tom H.C Anderson a obtenu les résultats suivants :

- premièrement, l'Ancien Testament est celui qui contient le plus de références à la violence : "la mort et la destruction sont légèrement plus présents dans le Nouveau Testament que dans le Coran (2,8% contre 2,1%) mais l'Ancien Testament est clairement loin devant le Coran, avec deux fois plus de références à la destruction et au meurtre (5,3%) », précise-t-il dans ses conclusions.

- deuxièmement : la référence à l'amour est loin devant dans le Nouveau testament (3% contre 1,9% dans l'Ancien et 1,26% dans le Coran)

 

Le Coran champion de la miséricorde

 

Mais le concept du pardon et de la miséricorde sont très loin devant dans le Coran, indique l'auteur de l'étude.
"Ceux qui n'ont pas lu ou qui ne sont pas familiers de ces trois textes religieux seront peut-être un peu surpris d'apprendre que le Coran n'est pas plus violent que ses homologues judéo-chrétiens. (...) Personnellement, j'étais un peu surpris de voir que le concept de miséricorde était autant présent dans le Coran ; je pensais qu'il serait plus présent dans le Nouveau Testament, comme l'amour l'est", explique Tom H.C Anderson. L’ingénieur souligne lui-même les limites de son étude mais son objectif est atteint : il bat en brèche certains préjugés et encourage à se plonger dans les textes, avant d’en parler.

 

Déjà un précédent

 

Cette expérience rappelle celle de deux youtubeurs néerlandais qui avaient décidé de mener une petite expérience sociologique en lisant des passages de la Bible à des passants en leur faisant croire qu'il s'agit d'extraits du Coran. Les résultats étaient édifiants.

 

 

Source : Par Éléonore Merlin | M6info – jeu. 11 févr. 2016

 

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 10:57

Selon des considérations - déjà bien connues dans les milieux théologiques et historiques - nous sommes plutôt en 2018 ou 2019. Le Pape, dans le troisième tome de sa trilogie sur le Christ consacré à « L’enfance de Jésus », titre de l’ouvrage publié mercredi 14 novembre 2012 en France chez Flammarion, « la date historique de la naissance de Jésus est donc à fixer quelques années auparavant », souligne-t-il, après une série de considérations de jalons historiques qui l’amène, dans un exercice de recherche purement intellectuelle et rationnelle, à conclure que nous ne sommes pas en 2012 !

Le moine Dionysius Exiguus qui a estimé au VIe siècle le début de l’ère chrétienne « s’est à l’évidence trompé de quelques années dans ses calculs » écrit Benoît XVI qui, pour signifier qu’il ne s’agit pas là d’un article de foi, cosigne l’ouvrage sous son nom, Joseph Ratzinger. Le propos de ce troisième ouvrage du Pape porte effectivement, non pas tellement sur l’enfance du Christ, sur laquelle les textes des Évangiles sont discrets, mais sur l’origine du Christ, sa conception et sa naissance. Bref sur Noël, pour ce qui s’annonce comme un troisième succès de librairie pour ce petit ouvrage de 180 pages.

Le théologien ne date pas notre année mais l’erreur porte sur « 6 ou 7 années » constate-t-il, selon un autre calcul lié à l’astronome Kepler. Voire de 4 années, selon les « tables chronologiques chinoises » quand il aborde la question de la fameuse étoile qui aurait guidé les mages vers la grotte de Bethléem. Des mages qui seraient des savants perses, établis à Babylone, l’actuel Irak, à la fois philosophes et astronomes : « La grande conjonction de Jupiter et de Saturne dans le signe zodiacal des Poissons en l’an 6-7 avant J.-C. semble être un fait vérifié.

Elle pouvait orienter des astronomes du milieu culturel babylonien et perse vers le pays de Juda, vers un « roi des juifs ». Si cette remise en cause crée la polémique, malgré les balises posées par le penseur, philosophe et théologien, elle ne semble pas soulever de problèmes sous les tropiques à bon nombre de croyants qui, avec moins d’un quart de siècle d’existence, sont pourtant « nés-vers » sans date de naissance précise.

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Publié par Les vérités scientifiques dans le Coran - dans Sujets Controversés
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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 18:08
JEAN-CLAUDE VANTROYEN

mercredi 19 septembre 2012, 19:27

Un fragment de papyrus découvert par une chercheuse de Harvard parle de sa femme. Ce qui pourrait relancer le débat sur le célibat de Jésus et donc des prêtres.

Une historienne de Harvard, Karen L. King, vient de rendre publique la transcription d'un bout de papyrus daté du IVe siècle. Ce fragment contient une phrase qu'on n'a jamais lue dans les Ecritures : « Jésus leur dit : ma femme… ».

Il y a quelque chose de fascinant dans ce genre de découverte. Non pas que ce fragment de papyrus puisse remettre en cause les fondements de notre société mais que, deux mille ans après l'émergence du christianisme, des nouveautés puissent encore susciter des questionnements dans le monde chrétien, et ailleurs. Voilà donc un bout de papyrus, de couleur miel, de quatre centimètres sur huit, écrit en copte des deux côtés. D'un côté huit lignes incomplètes plus les traces d'une neuvième, de l'autre six lignes mais seuls trois mots et quelques lettres sont visibles.

« Ma femme »

Dans la communauté des historiens du christianisme des débuts, on lui a déjà donné le nom d'Evangile de la femme de Jésus. Une manière de pouvoir s'y reférer facilement. Et ce bout de papyrus fait grand bruit, depuis qu'il a été analysé par Karen L. King fin d'année passée et jusqu'à aujourd'hui. Parce qu'elle y a trouvé les mots, dits par Jésus : « Ma femme ».

Ce fragment ne vient pas d'être découvert. Sans doute a-t-il été trouvé dans les mêmes conditions que d'autres évangiles, comme ceux de la Vérité, de Judas, de Marie, de Philippe, etc. Il a dû passer de main en main. Jusqu'à ce que Mme King fut sollicitée par son propriétaire pour l'étudier, en décembre 2011. Karen L. King, professeur à la Harvard Divinity School, fit appel au papyrologue Roger Bagnal et à AnneMarie Luijendijk, une spécialiste des premiers écrits chrétiens de l'Université de Princeton. Ils conclurent à l'authenticité du document, vu l'âge du papyrus, l'absorption de l'encre, le type d'écriture, la grammaire copte.

Bien sûr, le fragment devra encore être soumis à l'analyse de collègues, principalement quant à la composition chimique de l'encre, mais les experts ont estimé que leur conviction était suffisante pour pouvoir dire qu'il n s'agissait pas d'un faux et qu'on pouvait donc l'interpréter.

Un dialogue sur la famille

Alors que disent ces quelques lignes ? Elles concernent un dialogue entre Jésus et ses disciples, sur la famille, les disciples et le mariage. Par deux fois, dans ce minuscule fragment, Jésus parle de sa mère et une fois de sa femme. L'une d'elles est appelée Marie. Les disciples se demandent si Marie est respectable et Jésus répond : « Elle peut être mon disciple ». Cela signifie-t-il que Jésus était marié ? Sur son site, la Harvard Divinity School répond non.

« Le fragment ne fournit aucune preuve que Jésus était marié. La date tardive du papyrus (une copie du IVe siècle d'un évangile vraisemblablement écrit en grec dans la seconde partie du IIe siècle) plaide contre sa valeur en tant que preuve de la vie du Jésus historique. Mais il n'y a pas davantage de preuve historique pour affirmer qu'il n'était pas marié, même si la tradition chrétienne a défendu cette position depuis longtemps. Ce fragment de papyrus montre en tout cas que la question du statut marital de Jésus se posait parmi les chrétiens de ce temps, comme celles du mariage et de la sexualité. »

Questions sur le mariage et la sexualité des chrétiens

Et Karen L. King enchaîne : « Ce fragment suggère que certains premiers chrétiens avaient une tradition selon laquelle Jésus était marié. Il y eut, et ça nous le savions déjà, une controverse au IIe siècle sur le mariage de Jésus, et donc sur le mariage et la sexualité des chrétiens. »

Tout cela en tout cas pourrait entraîner de vastes discussions au sein de l'église catholique. Si l'on en croit ce papyrus, Jésus pourrait avoir été marié, ce qui relancerait le débat sur le célibat des prêtres, basé sur le célibat de Jésus. Et Jésus aurait pu avoir des disciples femmes, ce qui relancerait aussi le débat sur la prêtrise des femmes.

 

Source: http://www.lesoir.be/archives?url=/actualite/sciences/2012-09-19/jesus-etait-il-marie-938608.php

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 23:22

L’adoption du croissant lunaire ou de l’étoile comme un emblème pour les Musulmans ne repose sur rien dans l'Islam. Cette pratique n’était connue ni à l’époque du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ni à celle de ses successeurs bien guidés. Elle fit son apparition plus tard à une date qui fait l’objet d’une controverse au sein des historiens.

Ce sont les Turcs qui ont reprit cela des Gréco-Romains d'Anatolie ou Byzantins (Turquie), Le croissant symbolise la déesse Gréco-Romaine Artémis, le croissant d'Artémis est bien connu pour tous ceux qui ont un peu étudier l'époque antique.

Le croissant a était propager dans tous le monde musulman lors des conquêtes des turcs, certains pays (Algérie, Tunisie, Libye, etc..) ont reprit le signe de l'empire Ottoman dans leur drapeau...

Une théorie date de l'empire byzantin, mettant en lumière le fait que le croissant et l'étoile ont été utilisés comme symboles de Byzance durant des siècles. Lorsque des Ottomans prirent Constantinople, ils adoptèrent ces symboles pour l'Empire Ottoman.

L'islam interdit toute adoration en dehors d'Allah: "Parmi Ses merveilles, sont la nuit et le jour, le soleil et la lune : ne vous prosternez ni devant le soleil, ni devant la LUNE,mais prosternez-vous devant Dieu qui les a créés, si c'est Lui que vous adorez." (Coran 41:37) 

 

Les drapeaux du prophète Mohammed (paix soit sur lui) et des califes qui l'ont succédé étaient majoritairement de couleurs blancs ou noirs, marqués par l’expression « Il n'y a de Dieu qu'Allah et Mohammed est Son messager »

 

 drp.jpg

 

Les croissants dans les minarets ont deux objectifs :

*     +  aider les visiteurs à repérer les mosquées  

*     +  indiquer la direction de la Kaaba grâce à l'ouverture du croissant 

La majorité des non musulmans ne sait pas qu’à l’intérieur de la mosquée, il y'a ni croissant, ni statue…Toute représentation est interdite dans l’Islam.

 

mosquee.jpg

        -L'intérieur d'une mosquée-

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